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DES NOUVELLES DE L’EQUIPEE SPOUTNIK – VOYAGE EN SIDE-CAR

Et voici un deuxième article sur notre couple de baroudeurs Jeff et Capucine et de leur fidèle Ural, Spoutnik. Il y a 2 jours, nous avons reçu des nouvelles de Pologne. Ils sont à un peu plus de la moitié de leur tour d’Europe et de la Russie en side-car. Nous n’avons pas pu résister de vous faire partager leurs impressions sur ces 6 pays d’Europe déjà parcourus, avant leur interview finale sur cette aventure de 4 mois. 

 

« Bonjour à toutes, bonjour à tous !!

 

Comme le disait si justement Lara Fabian « on est vivant tant qu’on est fort ». Et c’est donc avec pas mal de fierté (et de soulagement) que nous pouvons d’ores et déjà vous l’annoncer en préambule : nous sommes forts puisque nous sommes entrés puis sortis vivants de Russie (applause).

MAIS ! Ne brûlons pas les étapes, voyons plutôt ce qu’il s’est passé depuis nos dernières nouvelles en Suède… parce qu’il s’en est passé des choses…

 

 

SUÈDE

 

Après Stockholm, nous avons continué à remonter le pays sur sa côte Est et le moins que l’on puisse dire c’est que cette côte est sauvage.

Nous n’avons fait aucune rencontre notable (le suédois est de type craintif), nous avons roulé tout droit à travers plaines et forêts verdoyantes (c’était magnifique même sous la pluie), nous nous sommes sur-passés en nombre de jours sans douche (vous seriez surpris de savoir ce que le corps peut endurer) et nous sommes souvent endormis en polaire sous 12 autres couches de vêtements car les nuits suédoises sont incroyablement glaciales et humides début août (autant vous dire qu’on se sentait con d’avoir emporté du mini-short et du t-shirt sans manche).

 

FINLANDE

 

Après la rudesse nordique, nous avons atteint la Finlande. Peu de contraste avec la Suède en terme de paysage donc très joli aussi, très vert, boisé, avec pleins de jolis lacs et de petites maisons en bois toutes coquettes avec pelouses uniformes (ils ont même des panneaux « attention loutres »). Jeff a enfin eu son coup de coeur. Il faut dire que la Finlande c’est comme la Suède mais avec des gens accueillants dedans.

Et c’est d’ailleurs là-bas que nous nous sommes fait notre premier bon copain.

Pekka est un finlandais d’une cinquantaine d’années (oui cette moto n’attire que les anciens). Il nous a ramassé sur le bord de la route alors que, bien embêtés, nous rencontrions quelques problèmes mécaniques. Pekka nous a dit très simplement « venez chez moi, je vais vous faire à manger, vous dormirez dans mon cottage en bord de lac, on se fera des saunas et des plongeons dans le lac froid, on boira de la bière et de la vodka russe, on fera griller des saucisses et j’appelerai quelques copains mécanos pour régler votre problème de moto ».

Alors nous lui avons répondu : « c’est qu’on voudrait pas déranger mais OK C’EST PAR OÙ LE COTTAGE ? »

Nous avons passé 3 jours merveilleux avec lui et avons scrupuleusement suivi son programme à la lettre… sauf la réparation de Spoutnik…

Bien revigorés, malgré une indigestion tragi-comique pour Capucine (alliance funeste de sauna/saucisse/vodka), nous sommes repartis vers Helsinki, avec une moto toujours capricieuse.

Cette ville est sublime, pleine de beaux bâtiments néoclassiques, art déco, art nouveau, le tout parfois empreint de style russe. Nous avons visité : le quartier Kaartinkaupunki, la place monumentale du Sénat, le fort de l’île Suomenlinna et la cathédrale flamboyante orthodoxe Ouspenski (ou cathédrale de l’Assomption).

RUSSIE

 

Spoutnik étant native de Sibérie, notre arrivée en Russie était un peu comme le point d’orgue de notre voyage, la terre promise, l’El Dorado(vitch).

Même la fatigue et le stress dûs aux problèmes de machinerie ne pouvaient nous arrêter, pas même les interminables et successifs points de contrôle à la frontière, pas même les regards suspicieux et les tronches d’enterrement des douaniers, ni leur détermination à ne parler que russe.

Contre toute attente, nous sommes entrés sur le territoire sans encombre et avons roulé tout droit vers Saint Petersbourg. Là le contraste est saisissant. Plus de maisons pimpantes et de jolis lacs, les routes sont défoncées ou en travaux, les demeures rares et abandonnées et surtout, ILS CONDUISENT RÉELLEMENT COMME DES DÉSÉQUILIBRÉS.

Arrivés à Saint Petersbourg, il a fallu se rendre quand même à l’évidence, c’est majestueux, fastueux, grandiose, royal, historique, un peu comme un Paris à la russe dira Jean-François. Nous y avons visité un nombre faramineux de choses admirables.

Cependant, la mentalité russe est réellement très spéciale… Nous avons eu quelques déconvenues avec des mécaniciens Ural peu compétents et malheureusement très malhonnêtes. Mais nous avons heureusement été hébergés par une super famille accueillante qui aura bien remonté le niveau.

Le stress engendré par l’agitation urbaine, nos mésaventures et la moto à l’agonie auront eu raison de notre enthousiasme, nous sommes repartis vers la frontière estonienne au galop.

 

ESTONIE

 

Entrée triomphante dans la trilogie baltique, nous sommes presque rassurés de revenir en territoire européen…

À la frontière, un cinquantenaire (oui oui encore) nous aborde « c’est une bien belle moto que vous avez là, venez chez moi j’ai un jardin pour votre tente et puis on mangera estonien et puis on boira de la bière avec mes copains et puis je vous ferai visiter le musée de la mine qui est derrière chez moi ». Alors évidemment nous avons répondu « ma foi, on commence à y prendre goût à ces petites choses, on te suit mon gaillard ».

Et c’est ainsi que nous avons fraternisé avec Peter et Heidi, les estoniens les plus cools du monde.

En repartant de chez eux, nous croiserons un autre couple sur le bord de la route (cinquantenaires blabla), des tchèques en goguette, qui avaient besoin de conseils pour leur moto Ural à eux. À la fin de la discussion, nous nous voyons offrir de la bière tchèque et un rdv chez eux quand nous passerons en République tchèque en septembre.

L’Estonie est belle, la campagne jolie, verdoyante et les forêts de pins rappellent un peu la Finlande.

Nous avons ensuite visité la vieille ville de Tallin, l’île de Muhu, avons lutté contre le froid chaque nuit et avons changé nous même le pneu arrière de Spoutnik au bord de la mer baltique (beaux gosses).

 

LETTONIE

 

Deuxième territoire baltique, nous avons roulé directement vers Riga, en prenant en stop le petit Jere (23 ans le chaton), un finlandais parti en vacances seul avec son sac à dos et son pouce levé. À Riga, nous avons dormi chez une chouette famille estonienne via Airbnb, nous avons visité la vieille ville tranquillou puis avons retrouvé Jere un soir pour tester à peu près 50% des bars de la ville et refaire le monde ensemble.

Nous avons traversé le reste du pays par les petites routes, direction la Lituanie… avec une moto instable… et les nerfs du conducteur à vif.

LITUANIE

 

Alors, malheureusement, nous avons littéralement zappé cette pauvre Lituanie pour cause de moto trop lunatique, de stress, de fatigue et, avouons-le, de paysage moche et redondant.

Nous avons l’espoir de trouver un garagiste Ural digne de ce nom en République Tchèque, alors nous nous sommes contenté de traverser la Lituanie prestement pour rejoindre la Pologne, puis la République Tchèque. En espérant que le moteur tienne… Il paraîtrait que même cassée une Ural continue de fonctionner !

 

 

POLOGNE

 

Nous y sommes tout juste arrivés mais prévoyons de voir Varsovie, Cracovie, Łódź et Auschwitz.

 

Jean-François & Capucine »

 

 

Comme pour nous, ces nouvelles vous ont surement fait rêver et vous ont permis de déconnecter un peu du quotidien. Dès leur retour, nous réaliserons un dernier article interview afin d’avoir leur retour d’expérience. La fin de leur voyage est prévue pour fin octobre, alors d’ici là, bonne route et surtout #ridefree

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